Cest en mai dernier que la toute jeune société a obtenu gracieusement une cave de Tour&Taxis pour développer la culture de pleurotes sur du marc de café. Martin François et Martin Genneau ont une amie en commun et, un jour via Skype, ils échangent des propos sur la culture du champignon qui pousserait sur du marc de café. Le premier
Nouscultivons des pleurotes frais sur du marc de café recyclé . 4. Nous mettons à votre disposition des outils pour animer la démarche RSE. 5. Vous travaillez votre marque employeur et impliquez vos collaborateurs. Nos outils pour animer votre démarche RSE en interne. Les expériences de votre choix, quand vous le souhaitez. 1. Livraison de pleurotes frais. 2.
Culture Environnement; Accueil; Economie; Pleurotes sur marc de café: quand l'agriculture urbaine recycle les déchets de la ville afp, le 22/02/2019 à 06:15; Modifié le 22/02/2019 à 06:15
Résumé Les déchets du marc de café représentent 7 millions de tonnes par an, un composant riche en polysaccharide, en composées d'une grande variété de groupes fonctionnels, notamment l’hydroxyle phénolique, l’hydroxyle aliphatique, le méthoxyle, le carbonyle et les sulfonates et en minéraux, ce qui le rend un déchet riche, qui peut servir à la croissance et la
Prèsde Toulouse, l'association Café des Spores développe la production de pleurotes sur du marc de café recyclé, issu des commerces locaux. La culture de pleurotes est
Apartir de marc de café collecté dans des structures de restauration collective ou privée sur le territoire marseillais, depuis début 2017, Champignons de Marseille produit uniquement des pleurotes, car ce champignon lignivore s’adapte très bien au marc de café et permet d’obtenir de bons rendements. L’association recrée les conditions naturelles de pousse des pleurotes
g9Ka. Alors que certains prédisent l’avenir dans le marc de café, PermaFungi tente de changer le futur en y plantant des champignons. Savez-vous que rien qu’à Bruxelles, tonnes de marc de café sont jetées par an? Pourtant, la substance noirâtre et humide est encore capable de grandes choses lorsqu’on la largue au milieu d’autres détritus. Parmi ses nombreuses vertus, le marc de café peut être un engrais très puissant. Conscients de cela, un bio-ingénieur et un entrepreneur social ont uni leurs forces pour créer PermaFungi en mars 2013. Depuis bientôt trois ans, le projet-pilote de Martin Germeau et Martin François rime donc avec pleurotes. Mais leur objectif ne s’arrête pas à la simple » culture de champignons. PermaFungi ne cesse de grandir. Désormais, un collaborateur parcourt tous les jours les rues de Bruxelles à vélo afin de sauver quelques kilos de marc de café du triste destin auquel ils étaient voués. Grâce à cela, le projet participe à diminuer la pollution due aux transports en produisant localement des champignons grâce à du marc de café récolté à la force des mollets de ses collaborateurs. © Massao Mascaro © Massao Mascaro Participer à un changement durable PermaFungi supprime donc quotidiennement un déchet pour le transformer en engrais dans lequel pourront pousser des champignons. Après deux ou trois récoltes, les sacs d’engrais sont donnés à d’autres organismes comme la Ferme No Pilifs par exemple. Là bas, ils pourront avoir une troisième vie. En plus de produire de délicieux champignons, PermaFungi est donc, à son échelle, un acteur qui participe à faire de Bruxelles une ville plus durable. Des finalités environnementales, économiques et sociales Dans un futur proche, l’équipe souhaite développer un réseau décentralisé de producteurs de champignons. Le projet, nommé PermaCity, vise à ce qu’à terme, différents quartiers valorisent à leur tour le marc de café récolté localement, produisent des biens alimentaires de qualité et créent grâce à cela de nouveaux emplois durables. Une chouette vision que Hotpopote apprécie particulièrement. PermaFungi ne souhaite pas garder égoïstement ses secrets de fabrication, que du contraire! Via des workshops, les membres du projet partagent leurs connaissances dans l’espoir de sensibiliser un maximum de personnes et de, pourquoi pas, faire naître chez certains l’envie de créer un réseau au sein de son quartier. Pour l’instant, les sous-sols bruxellois ne sont pas encore envahis de champignons. Les pleurotes PermaFungi sont essentiellement produits sur le magnifique site historique de Tour & Taxis. Une culture urbaine, sans l’ombre d’un bout de gazon Depuis septembre 2014, des pleurotes poussent dans la fraîcheur d’une partie de ce sous-sol labyrinthique. Curieuses de voir à quoi pouvait bien ressembler une production urbaine de champignons comme celle-là , nous avons pris rendez-vous avec PermaFungi. En surface, c’est Nicolas qui nous attend, il sera notre guide. Depuis quelques mois, les Martins lui ont confié la communication de PermaFungi. Après avoir descendu quelques marches depuis l’extérieur du bâtiment, nous nous retrouvons rapidement face à une grande porte en bois. Une odeur de pâte à modeler Play-Doh flotte dans l’air. Nous y sommes! Derrière cette porte, les pleurotes sont en train de pousser. Dans un premier temps, le marc de café recueilli est emmené ici pour être mélangé à de la paille et des semences. L’opération se fait dans une salle totalement stérile, impossible d’y accéder! 50 à 70 kilos de marc de café récoltés chaque jours Alors que Nicolas s’apprête à nous ouvrir la porte menant à la deuxième phase de culture de la pleurote, nous croisons Xavier, un autre joyeux membre de PermaFungi qui fait partie de l’équipe de production. C’est donc lui qui, en alternance avec deux autres personnes, s’occupe de parcourir Bruxelles pour recueillir le précieux marc de café. 50 à 70 kilos de marc de café sont récoltés une fois par jour du lundi au samedi. L’an dernier, près de 3 tonnes de marc de café ont ainsi été valorisées. Pour l’instant, le vélo PermaFungi récolte uniquement le marc de café des restaurants Exki de la capitale. Là -bas, il y a un grand débit, nous pouvons récolter une grande quantité de marc de café en peu de temps », nous explique Nicolas. Après trois semaines dans l’obscurité, les champignons sont prêts à se former! Une fois le mélange fait, il est rassemblé dans de grands boudins, prêt à passer en phase deux. Nicolas nous ouvre la porte d’une salle totalement obscure où sont pendus de grands punchig balls » les uns à cotés des autres. Nous les laissons reposer ici à l’abri de la lumière, dans une atmosphère aérée et propre », explique-t-il. Durant cette phase, la semence de champignon, le mycélium, va coloniser le marc de café dans lequel il se trouve. Vous pouvez voir la différence entre les boudins qui sont bientôt prêts à passer à la seconde phase et les autres », nous montre Nicolas. Plus le marc de café est colonisé, plus il devient blanc. » Après trois semaines, les boudins ont presque totalement perdu leur couleur noire. Ils sont alors transportés dans une troisième et dernière salle, la salle de fructification. En trois jours, grâce un à bon choc de température revue à la baisse et un environnement humide, le pleurote commence à se développer. Et ça va très vite! Entre le matin et le soir, on voit à l’œil nu qu’ils n’ont plus le même volume ». Des pleurotes blancs, jaunes et même roses à la maison A côté des boudins de pleurotes blancs sont destinés à quelques restaurants Bruxellois, des kits » sont en phase de test sur une étagère. Grâce à eux, chacun peut faire pousser des pleurotes chez lui. Pas besoin de jardin, pas besoin de cave humide, tout se fait dans le carton! En bonus, les particuliers peuvent même opter pour une variation rose ou jaune du pleurote. Nicolas a déjà goûté aux trois versions, et il a sa préférence Ma préférée est la pleurote jaune, elle a un goût légèrement citronné », nous confie-t-il. Mais la rose est aussi très bonne, elle a un goût boisé qui se marie très bien avec de la viande par exemple. » Bio, local et ultra frais! Les pleurotes produits ici ont l’avantage d’être bio, locaux et de première fraîcheur. Selon PermaFungi, la moitié des champignons biologiques consommés en Belgique proviennent de l’étranger. Pourtant, la qualité d’un champignon est déterminée essentiellement par sa fraîcheur. Hotpopote a aussi voulu tester un des kits de PermaFungi! Le 15 février, des champignons ont commencé à germer dans notre sac de marc de café. Observez l’évolution quotidienne et le résultat sur notre compte Instagram! Texte Elise P., photos Romane H.
Vidéos Dans la benne, une montagne de marc de café se prépare à une deuxième vie en Ile-de-France, le principal déchet des cafés-brasseries sert à faire pousser des pleurotes, champignons qui finissent dans les assiettes des clients de ces mêmes établissements. Je m'abonne Tous les contenus du Point en illimité Vous lisez actuellement Pleurotes sur marc de café, une solution de bistrots Soyez le premier à réagir Vous ne pouvez plus réagir aux articles suite à la soumission de contributions ne répondant pas à la charte de modération du Point.
Qu'ont en commun les restaurants montréalais suivants Bouillon Bilk, Cadet, Impasto, Majestique, Montréal Plaza et Toqué? Ils sont tous clients de Blanc de Gris, une jeune entreprise d'Hochelaga-Maisonneuve qui produit des pleurotes à partir de marc de tables de la métropole, parmi les plus réputées, ont toutes choisi un champignon fraîchement cueilli et produit dans une perspective d’économie circulaire. On parle de réintroduire la nature en ville, explique Dominique Lynch-Gauthier, cofondatrice de l’entreprise. La nature, ce n’est pas juste de mettre des plantes, c’est aussi de réintroduire les cycles de la matière en ville pour que les résidus organiques générés dans la ville puissent servir aussi dans la ville. » Voici le premier d’une minisérie de portraits d’entreprises montréalaises qui appliquent les principes de l’économie circulaire. Selon l’Organisation de coopération et de développement économiques OCDE, une économie mondiale qui réutiliserait systématiquement les biens qu’elle produit diminuerait jusqu’à 80 % l’extraction de ses ressources naturelles. Blanc de Gris récupère le marc de café le résidu de l’infusion produit par plusieurs cafés de Montréal et s’en sert comme terreau fertile pour ses pleurotes. En plus de ces résidus organiques, la ferme urbaine récupère également les drêches de brasserie les restants du brassage de la bière et combine le tout avec des granules de bois et de la paille de chanvre. Une fois pasteurisé, ce mélange est versé dans des seaux qui sont ensuite colonisés par les champignons. La récolte est impressionnante pour cette petite ferme urbaine. Chaque semaine, elle produit entre 150 et 200 kilos de pleurotes de haute qualité, soit l’équivalent d’autant de boîtes de souliers. Des fournisseurs et des clients de Montréal C’est pendant des études à l’Université de Montréal que Dominique Lynch-Gauthier s’est mise à s’intéresser sérieusement à notre système alimentaire et aux façons de le rendre viable en ville. Elle a notamment contribué à mettre sur pied le projet d’agriculture urbaine sur le campus. Il y a beaucoup de mangeurs en ville, il y a beaucoup de déchets qui sont produits. Et ces déchets, bien souvent, sont des matières organiques et elles sont transportées à l’extérieur de la ville pour être compostées. Ensuite, quand arrive le printemps à Montréal, on fait venir de l’extérieur de la ville du sol pour nos jardins. » En 2014, Dominique Lynch-Gauthier et sa partenaire d’affaires Lydia Roy Maheu décident de s’investir à plein temps dans l’aventure Blanc de Gris. L’entreprise se lance officiellement en affaires au printemps 2015. Aujourd’hui, la ferme urbaine possède six fournisseurs de marc de café, principalement des lieux où il y a beaucoup de roulement. Agrandir l’image Nouvelle fenêtreLe mélange dans lequel poussent les champignons est composé notamment de marc de café et de drêches de Radio-Canada / Denis Wong Pour les deux femmes d’affaires, vendre ce produit à des restaurants dans un rayon restreint va de soi. Cela s’inscrit dans le même souci de rester dans un modèle circulaire et de réduire l'impact de la production de pleurotes de Blanc de Gris. Ça n’a pas de sens pour nous d'exporter nos champignons. On va [lancer] d’autres fermes comme ça ailleurs, on va exporter le concept. Et ce qui fait qu’on se démarque des autres, c’est qu’on a un produit super frais qui se prête vraiment bien à cette forme d’agriculture de proximité, parce que le pleurote est un champignon qui se dégrade très rapidement et qui ne supporte pas bien les transports sur une longue distance. » La cinquantaine de clients de l’entreprise font partie de la scène gastronomique de Montréal et misent sur la fraîcheur des produits. Ces restaurants proposent pour la plupart une cuisine du marché. Bien que le pleurote de Blanc de Gris soit cher, il est surtout beaucoup plus frais. Il est possible d’importer ce champignon d’Ontario ou de Colombie-Britannique, mais dans la plupart des cas, il provient de Pologne ou de Chine. Briser le stéréotype du hippie » Le chemin vers le succès d’entreprise n’est jamais facile. Dominique Lynch-Gauthier explique qu’elle a dû se battre contre le syndrome de l’imposteur et certains stéréotypes associés à l’agriculture urbaine. Un peu oui! Souvent, les agriculteurs font ça depuis cinq générations… Moi, personne dans ma famille ne faisait de l’agriculture. Oui, j’avais ce syndrome-là un peu. Et souvent, [les gens pensent] qu’on ne va pas nourrir les gens avec [l'agriculture urbaine], que c’est un truc de hippie… Non, maintenant je m’assume. [L'entreprise] est incorporée et rentable. » C’est rentable, et la croissance de Blanc de Gris est exponentielle. Deux ans après le lancement officiel de la ferme urbaine, Dominique et Lysiane ont commencé à rembourser leurs dettes. En juin 2018, Blanc de Gris avait déjà dépassé son chiffre d’affaires de 2017. Depuis 2016, l’entreprise double ses revenus chaque année. On s’affirme on est à but lucratif. C’est possible de le faire, et ce n’est pas quelque chose qui coûte à la société, au contraire. [L'entreprise] est rentable, on crée des emplois, on fait des profits. » Agrandir l’image Nouvelle fenêtreLes champignons colonisent des sceaux et la production hebdomadaire de Blanc de Gris se chiffre entre 150 et 200 Radio-Canada / Denis Wong Un futur complètement circulaire? Dans un monde idéal, l'exploitation de la ferme serait complètement circulaire. Pour l’instant, les résidus restants dans les seaux après la récolte des pleurotes ne sont pas valorisés. Mais les options ne manquent pas bien compostés, ces restants pourraient remplir des potagers, ou encore nourrir des insectes qui pourraient ensuite servir à l’alimentation animale ou humaine. La certification bio est un autre objectif que la jeune entreprise aimerait un jour atteindre. Les pleurotes sont produits sans pesticides et sont naturels, mais la certification est difficile à obtenir, notamment parce que le marc et les drêches doivent eux-mêmes être biologiques avant d’aspirer à ce statut. Ce n’est certes pas parfait, mais Dominique Lynch-Gauthier estime que Blanc de Gris est un point de départ vers un modèle alimentaire en ville qui est plus viable. C’est un petit grain de sel, mais je me dis que si tout le monde le fait, c’est ce qui fait une différence. Tout seul, on ne peut pas s’attaquer à des problèmes trop grands pour des individus. Mais en même temps, on ne peut pas attendre après les gouvernements, il faut agir. J’ai le sentiment que je fais quelque chose, que j’agis. »
Première champignonnière urbaine bordelaise, la Cave à Pleurotes, dont le projet est né au printemps 2016, voit pousser des champignons frais destinés à la vente en circuits courts. © DR C’est sur du marc de café et divers produits naturels recyclés que Jean-Christophe, Hélène et Cécile ont entrepris de faire pousser des champignons. Les pleurotes sont cultivées dans une cave bordelaise, 87 quais de Queyries. Ces produits frais et locaux alimentent ensuite les circuits de la restauration gastronomique et les réseaux de vente locaux. Des activités pédagogiques sont également au menu et des installations, visites, ou ateliers vous permettront de découvrir cette culture alternative. Rendez-vous sur le site internet de La Cave à Pleurotes.
27 Avr Feel à vélo une petite entreprise de livraisons à domicile et depuis peu de collecte de marc ce café. À vélo, en triporteur, les coursiers de Feel à vélo sillonnent les rues de l’agglomération de Lorient pour livrer fleurs, courses, repas, colis ou courrier. Et depuis quelques mois organisent deux fois par semaine, des collectes de marc de café pour faire pousser des pleurotes. Cette nouvelle activité répond pleinement aux objectifs sociaux et écologiques de l’association OptimIms dont la petite entreprise fait partie. Non seulement, explique son responsable, Anthony Loussouarn, on n’émet pas de CO2 quand on organise ces tournées, mais en plus, on va pouvoir valoriser ce qui est considéré comme un déchet, le marc de café, on en fait une ressource.» Une première phase test À ce jour, le projet n’a pas encore dépassé cette collecte. Chaque semaine, du mois de novembre 2016 jusqu’à la fin mars 2017, 20 à 30 kg de marc de café ont été récupérés auprès de quatre restaurants et bars de Lorient. Le but, précise Anthony Loussouarn, était de voir ce que nous pouvions récolter sur un petit échantillon de commerçants, pour nous rendre compte de ce que cela impliquerait comme logistique pour la suite.» La suite bien sûr, c’est la culture des champignons. Une idée née de la rencontre avec Albin Montorez qui, a Quimper, cultive déjà des pleurotes dans son garage avec du marc de café, et qui a mis au point une unité de production dans un conteneur autonome en énergie pour une production constante tout au long de l’année. Appel à projets d’initiative citoyenne Coût de ce conteneur 30 à 50 000 euros. Et 30 000 euros, c’est justement l’aide que le ministère de l’Écologie apportera aux gagnants du concours Mon projet pour la planète. 1 200 candidats ont répondu à l’appel, 400 projets ont été retenus, dont celui de Feel à vélo baptisé Champicicyle. Pour la deuxième phase de sélection, c’est désormais aux internautes de voter jusqu’au 12 mai. On a vraiment besoin du soutien de tout le monde, lance Anthony Loussouarn, après, si ça ne marche pas, on cherchera d’autres sources de financement pour acheter et financer notre conteneur d’ici la fin de l’année. »
culture des pleurotes sur marc de café